02 mars 2008

I know you wanna give it up...

Demain, je retourne en cours.
Demain...

Mais, en attendant, je ne sais pas. C'est comme si j'étais devenue autre.
Je me rappelle de mes grandes phases d'euphorie, quand j'ai rencontré Guillaume, il y a longtemps déjà. J'avais sans cesse envie de danser, de rire et de ne me soucier de rien.
Si je ne devais pas me préoccuper de la dramaturgie de Cromwell [fabuleuse pièce de trois cent pages, en cinq actes, avec pas moins de VINGT QUATRE scènes dans le deuxième acte], je pense que je serais encline à ne me soucier de rien.

Il y a peu de temps, j'ai discuté avec une personne qui m'est précieuse, et c'était peut-être ma première prise de conscience depuis des mois. Je crois que je me suis laissée couler, plomber, irrémédiablement démoraliser, j'en ai presque oublié que ma vie n'est pas là et qu'il ne s'agit que de bonnes choses que l'on m'offre. [Si, de bonnes choses, j'insiste].
Et, je ne sais pas, tout s'est éclairé. Je me suis rappelée ce qui me faisait rêver, et mine de rien, la voie que j'ai choisie n'est pas si mauvaise.

Alors c'est décidé, quitte à compromettre mes chances déjà nulles d'intégrer l'élite des élites, je vais un peu m'occuper de moi. A commencer par mes fesses [ah ah, m'occuper de mes fesses!] qui ont déjà pas mal pâti du stress, mais ça va mieux. J'irai voir Manu plus souvent, parce qu'hier ça m'a fait du bien. Je prendrai du temps pour aller mieux.
Et peut-être même que je réussirai mon année. Et sinon? Et sinon. Je pense que la [vraie] vie c'est déjà plus important... Non?


Avis aux demoiselles super déprimées, je vous fais partager aujourd'hui mon plan d'action anti spleen, en cinq actes.

Acte I: On regarde Grey's Anatomy, quand rien ne va plus, et on a droit à une cavalcade de ressentis qui nous réveille un peu. On s'insurge contre cette gourde de Meredith qui est décidément super nulle. On s'extasie sur les cheveux PARFAITS du docteur Mamour. On fantasme sur le docteur Glamour et on le met torse nu sur son fond d'écran. On se demande auquel de tous ces personnages on a le plus envie de ressembler, et aussi auquel on ressemble le plus (souvent, c'est pas le même...). On craque parce que sont toutes des cure-dents ces filles dans la série. Et on pleure, parfois.

Acte II: On fait le ménage, on range. Et même si on fait un scandale à chéri qui nous a forcé à ranger un appart qui n'est même pas le sien et dans lequel on se sent très bien quand il y a des bouquins partout, on est secrètement ravie de faire un peu le ménage. Dans sa salle de bain, et dans ses idées par la même occasion.

Acte III: On reconsidère ses perspectives. Pour aujourd'hui, pour demain, pour plus loin. Et ça ne fait pas de mal. Il y a toujours un après [sauf si je vais un AVC dans la soirée, comme dans Grey's Anatomy, tiens].

Acte IV: On sort, on va s'acheter des bibelots pour sa cuisine ou sa déco, ou on ne fait que traîner dans un magasin de déco où on trippotte toutes sortes de gadjets [rien que ça, ça me met en joie]. Et puis on rencontre des gens, par hasard, dans la rue. On va voir ses amis aussi, à l'improviste, sans emporter son téléphone,  et on s'affale sur leur canapé pour raconter nos misères et se rendre compte qu'il y a des gens pour qui on existe un peu.

Acte V: On sort la grosse artillerie, et on ne peut QUE aller mieux. Grosse artillerie, me direz-vous? Par là, j'entends (dans le désordre) des kinder surprise, des cours de tecktonik sur le net, des épisodes d'Happy Tree Friends, des pamcakes faits avec amour, des tubes poussiérueux des années 90 (parce que les années 90, ça fait du bien. au choix, Ophélie Winter, Allan Théo, Spice Girls, Gala, Vengaboys, et même, quand on va un peu mieux, Roch Voisine et Goldman), de la crème hydratante au chocolat, toutes les lettres que des gens ont pris la peine de nous écrire, les photos des gens qu'on aime, des nuggets en plein milieu de la nuit et en cas d'urgence, du flan.
Oui, le flan rend heureux.

Ce que j'écris ne servira peut-être jamais à rien, c'est vrai. Mais j'avais besoin de faire une pause dans ma contraction de texte de Bachelard. Voilà qui est fait.

Du reste, je me dandine sur Emmène-moi d'Allan Théo, et c'est GENIAL.

Emmène-moi,
I know you wanna give it up
There's no easy way to say
I'm gonna save my love for you.


Posté par sartremonamour à 18:12 - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur I know you wanna give it up...

    Ouah, un peu d'optimisme par ici ça fait plaisir à voir ! Sacrifier au kinder surprise, ça ne compromet pas ta volonté de t'occuper de tes fesses ?
    (il vole haut, mon com, ça fait peur, lol)

    Posté par peebee, 03 mars 2008 à 22:54 | | Répondre
  • A quand même...

    Tu ne parles plus de Jean... c'est que cela va beaucoup beaucoup beaucoup mieux...

    Posté par Le_gars_la_en_ba, 10 mars 2008 à 14:03 | | Répondre
  • Mélancolie contrôlée, souvenir d'un autre temps...
    Oublier.
    Des moments déjà vécus, autrement.
    La vie est belle, définitivement.
    N'y rien comprendre, se laisser porter et tomber amoureux tous les quart d'heure.
    Se laisser aller aux mots, par idéal; en revenir par idéalisme.
    Je pourrais n'en plus finir mais il faut savoir se taire.
    Un autre jour peut-être

    Posté par Au-delà, 10 mars 2008 à 21:44 | | Répondre
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