27 septembre 2007

Don't look back into the sun.

Nul doute quand il s'agit de confirmer que la prépa c'est formateur.
On y apprend la frustration, l'humilité, et peut-être même un peu de violence. Pour ma part tout du moins.

Je  n'ai envie de rien expliciter, juste de "me vider". Parce que "ton blog ce n'est pas écrire", tu n'écris pas "tu ne soignes pas la forme". Mais je crois en toi, hein, quand je ne te prends pas pour une conne pour des contingeances presqu'horaires.
Il est trop tôt pour moi, trop tard pour que je me sente capable de revenir en arrière. Trop tôt pour pleurer, trop tard pour ne pas avoir le ventre noué. Et le coeur en forme de fleur, ou de foie. Mais surtout pas un foie d'alcoolique.

Je ne soigne pas là, tu vois, je jette.
C'est comme moi, je ne me soigne pas tant que ça.
Je croule sous les mots allemands, les définitions, les dates et des morceaux de textes, ça et là, qui ne signifient pas plus, une fois qu'on les accouple, ou pas d'ailleurs.

Je me donne, enfin non. Je te prends. Et nous pleurons.
Il fallait refuser, voyons.

La préparationnaire s'altère.

Je mange de la merde et j'angoisse quand le verrou n'est pas bouclé.
J'ai peur qu'on rentre chez moi, qu'on prenne place, qu'on me fasse du mal.
Si j'avais pris le soin d'y coller un ou deux tours de clé, nous n'en serions peut-être pas là. Avant que tu ne salisses ça, comme ça.



Déchéance intellectuelle.
A mesure que ma cervelle gonfle et se désoxygène. Le reste s'atrophie et se gangrene, un peu beaucoup, toujours.
A mesure que les heures passent mes yeux restent vissés, là où rien ne se passe. J'aime regarder le néant ces derniers temps, il n'y a que lui pour ce soucier de ce qui peut bien m'arriver, il n'y a que lui;
Quoique.

Parce que non.

On n'attrape pas les gens au vol comme ça, pour leur crier qu'il est trop tôt.
Moi aussi, je l'aurais bien dit. Mais quelle est cette lubie. Ne pas contrarier, ne pas moufter, ne pas se donner, ni rien. Rien.

Je les aime grands et sots. Parce que c'est ainsi.
Parce qu'on ne souffre jamais tout à fait quand il s'agit de quelqu'un que l'on peut à loisir dénigrer. Parce qu'ils n'étaient que beaux. Et que cela ne compte pas.

" Ah ça change, dis donc, pour une fois que tu ne les choisis pas uniquement au physique..."

Tu grandis ma fille.
Et dégringole.

[Auras-tu encore le culot de me dire que tu crois en moi, après ça.
Redis le moi.]

Posté par sartremonamour à 21:34 - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur Don't look back into the sun.

  • J'aime te lire et pourtant je ne comprends pas tout (ce n'est pas si incompatible en fait). Ici en lisant cet article, je repense à mes premiers pas en Sciences Po... je suis heureuse de ne plus être dans la même athmosphère, mais pourtant je n'oublie rien de ce que j'ai ressenti là-bas.

    Lili K.

    Posté par Lili Kawaii, 28 septembre 2007 à 19:34 | | Répondre
  • C'est peut-être parce que dans cette note, il n'y a pas que la prépa, que tu ne comprends pas.
    Le coeur à l'amende.

    Posté par Klr, 28 septembre 2007 à 20:13 | | Répondre
  • "Parce qu'on ne souffre jamais tout à fait quand il s'agit de quelqu'un que l'on peut à loisir dénigrer"
    Si je te dis que y a cinq minutes en fumant ma cigarette bien au froid, j'ai pensé à la même chose tu me crois ?
    Le problème c'est que mêmes grands et sots on leur pardonne tout, et on finit par oublier qu'ils sont sots !
    Courage ma belle pour la prépa. Pense à après ! Et puis je t'envie, d'avoir eu le courage d'y aller. dans ma tête je m'en veux toujours d'avoir joué la petite fille peureuse.
    pensées.

    Posté par spleengirl, 28 septembre 2007 à 23:26 | | Répondre
Nouveau commentaire