Sartre mon amour

18 novembre 2008

Apprivoiser.

Ca fait longtemps, le blog, la vie, le reste aussi.
J'ai du mal, là, alors que tout me paraissait si naturel il y a encore peu (tout est relatif) de temps.

Je n'ai plus vraiment le courage de porter des talons hauts, faut dire, c'est un peu comme si ce blog était erroné, de fait. Je crois que j'ai envie d'en ouvrir un autre, ou pas. Je crois qu'il faudrait, mais que je n'aurai jamais le courage de perdre des heures à faire une mise en page potable. Et puis, je crois que j'ai oublié comment on fait.

De toute façon, j'ai du travail, du latin à faire. Tous les jours. Ca n'est pas pour autant que je le fais. Mais il est à faire, disons. Que dirait-on si je passais des heures à faire un layout à la place?

Je me sens lasse et presque vieillir. La khâgne est un monstre mythologique à la fois colossal, cruel et doucereux. Ou non, aigre-doux. Ou quelque chose dans ce goût là.
Je travaille, je dors, je m'énerve.
Je pense à mon passé si plein de rires et de larmes, de vie quoi. Je regarde mes piles de livres, si pleins de concepts et de vide, en somme.
C'est un peu comme si quelque chose me manquait, mais quelque chose de si insaisissable, en un sens, que je n'ai pas le choix de me tourner vers un pan de ma vie autre. Un peu comme si il n'y avait que celui là.

Ca me manque tous les jours, d'aimer, de rêver, de souffrir.
Quand on ma dit que je n'aurais plus de temps, je n'avais pas songé que ce temps là, aussi, serait emporté dans un tourbillon de non-sens à caractère d'élite de bas étage.

Parce que ce n'est rien que ça. Du bas étage, encore assez haut pour nous permettre de dégringoler toujours un peu plus. Histoire de.

Je me demande ce que je deviendrai quand tout ça serait terminé. Encore quelques mois, un an, peut-être deux. Encore un peu de temps qui m'est accordé pour ne pas penser à la vie, la vraie tu sais. Mais après?
J'irai faire de la philo, tiens. J'essaierai de ne pas faire de hors sujet, cette fois. J'irai faire de la philo, et rater ces concours que tout le monde rate, quelques fois, au moins. Je m'ennuierai un peu, beaucoup, souvent, en songeant à cette vie si remplie de vide que j'avais en prépa, et que j'aurais peut-être quitté pour une vie vide de tout.

Je m'ennuierai sans doute dans ma voie de garage, en songeant qu'un jour, peut-être, je pourrai révolutionner quelque chose, ou seulement que j'en ai les moyens, cachés quelque part là-dedans. Amas de mal-bouffe, frustrations, et déclinaisons latines. Entre autres.

Je m'ennuie déjà, rien qu'à penser à demain. C'est absurde.
Je suis instable, et dans l'expectative, sans cesse, tant et si bien que ça devient insupportable.

Avant je voulais écrire, et j'étais persuadée que je le pouvais. Comme tout le monde.
C'est passé.

Aujourd'hui, je voudrais vraiment trouver quelque chose, pour demain. C'est absurde.

20six m'a assommée à coup de rêves et de mensonges. C'est mal.
20SIX MA TUER.

J'ai honte de n'être plus tant Clara que ça.
Clara avait des regrets tout les jours, et elle était insupportable. Clara aimait bien croire qu'elle était un peu schizo sur les bords, et tant pis pour les autres. Clara avait Camille, des gens pour l'aimer, d'autres pour la haïr, des histoires à dormir debout, des amoureux à la pelle, des soirées trois fois par semaine, des projets et des rêves plein la tête. Du succès et la peur au ventre.

Claire a fait un hors sujet à sa colle de philo, a perdu courage, se sent bien seule et pense que le talent et la chance l'ont un peu abandonnée. Elle sait bien qu'elle n'est qu'elle, et pense à ses seize ans comme à un film bouleversant dont on n'oublie jamais les premières images.

J'aimerais bien une étincelle. Quelque chose, pour me prouver qu'il me reste encore de quoi faire. Ca fait mal, tout ce vide.

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16 novembre 2008

Juste

Je deviens folle.

J'ai commencé à travailler beaucoup, à penser à l'avenir jour et nuit, à réaliser que les amis ce n'est peut-être pas pour la vie, à regretter tout ce que j'ai pu être par le passer, à goûter à une nostalgie plus qu'amère, à me sentir vraiment seule, à craquer.

Je deviens folle, et je regrette tout le présent. Alors que même les blessures les plus vertes me manquent.

Je deviens folle.

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01 juillet 2008

Ellipse.

Je n'ai même pas envie de regarder à quand remonte la dernière pensée que j'ai laissée sur ce maudit blog. Je l'ai abandonné, pour rien.
J'abandonnais toujours les précédents pour un suivant, là non.
C'est à peu près la même chose pour mes amis, beaucoup même. Je les ai abandonnés pour rien, pour n'aimer personne à leur place, et oublier peu à peu de les aimer eux.

Cette année a changé des choses et m'a changée moi; je ne suis pas sûre d'aimer le résultat qu'elle m'offre. Je ne suis pas non plus sûre d'avoir le choix.
Il n'y a plus personne pour me lire ici, plus personne pour se rappeler que j'ai un jour bloggé (et bien).

C'est peut-être le bon moment pour recommencer à me raconter.
On ne viendra plus ici croquer dans ce que j'ai de précieux. Il ne reste plus rien, je crois bien.

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02 mars 2008

I know you wanna give it up...

Demain, je retourne en cours.
Demain...

Mais, en attendant, je ne sais pas. C'est comme si j'étais devenue autre.
Je me rappelle de mes grandes phases d'euphorie, quand j'ai rencontré Guillaume, il y a longtemps déjà. J'avais sans cesse envie de danser, de rire et de ne me soucier de rien.
Si je ne devais pas me préoccuper de la dramaturgie de Cromwell [fabuleuse pièce de trois cent pages, en cinq actes, avec pas moins de VINGT QUATRE scènes dans le deuxième acte], je pense que je serais encline à ne me soucier de rien.

Il y a peu de temps, j'ai discuté avec une personne qui m'est précieuse, et c'était peut-être ma première prise de conscience depuis des mois. Je crois que je me suis laissée couler, plomber, irrémédiablement démoraliser, j'en ai presque oublié que ma vie n'est pas là et qu'il ne s'agit que de bonnes choses que l'on m'offre. [Si, de bonnes choses, j'insiste].
Et, je ne sais pas, tout s'est éclairé. Je me suis rappelée ce qui me faisait rêver, et mine de rien, la voie que j'ai choisie n'est pas si mauvaise.

Alors c'est décidé, quitte à compromettre mes chances déjà nulles d'intégrer l'élite des élites, je vais un peu m'occuper de moi. A commencer par mes fesses [ah ah, m'occuper de mes fesses!] qui ont déjà pas mal pâti du stress, mais ça va mieux. J'irai voir Manu plus souvent, parce qu'hier ça m'a fait du bien. Je prendrai du temps pour aller mieux.
Et peut-être même que je réussirai mon année. Et sinon? Et sinon. Je pense que la [vraie] vie c'est déjà plus important... Non?


Avis aux demoiselles super déprimées, je vous fais partager aujourd'hui mon plan d'action anti spleen, en cinq actes.

Acte I: On regarde Grey's Anatomy, quand rien ne va plus, et on a droit à une cavalcade de ressentis qui nous réveille un peu. On s'insurge contre cette gourde de Meredith qui est décidément super nulle. On s'extasie sur les cheveux PARFAITS du docteur Mamour. On fantasme sur le docteur Glamour et on le met torse nu sur son fond d'écran. On se demande auquel de tous ces personnages on a le plus envie de ressembler, et aussi auquel on ressemble le plus (souvent, c'est pas le même...). On craque parce que sont toutes des cure-dents ces filles dans la série. Et on pleure, parfois.

Acte II: On fait le ménage, on range. Et même si on fait un scandale à chéri qui nous a forcé à ranger un appart qui n'est même pas le sien et dans lequel on se sent très bien quand il y a des bouquins partout, on est secrètement ravie de faire un peu le ménage. Dans sa salle de bain, et dans ses idées par la même occasion.

Acte III: On reconsidère ses perspectives. Pour aujourd'hui, pour demain, pour plus loin. Et ça ne fait pas de mal. Il y a toujours un après [sauf si je vais un AVC dans la soirée, comme dans Grey's Anatomy, tiens].

Acte IV: On sort, on va s'acheter des bibelots pour sa cuisine ou sa déco, ou on ne fait que traîner dans un magasin de déco où on trippotte toutes sortes de gadjets [rien que ça, ça me met en joie]. Et puis on rencontre des gens, par hasard, dans la rue. On va voir ses amis aussi, à l'improviste, sans emporter son téléphone,  et on s'affale sur leur canapé pour raconter nos misères et se rendre compte qu'il y a des gens pour qui on existe un peu.

Acte V: On sort la grosse artillerie, et on ne peut QUE aller mieux. Grosse artillerie, me direz-vous? Par là, j'entends (dans le désordre) des kinder surprise, des cours de tecktonik sur le net, des épisodes d'Happy Tree Friends, des pamcakes faits avec amour, des tubes poussiérueux des années 90 (parce que les années 90, ça fait du bien. au choix, Ophélie Winter, Allan Théo, Spice Girls, Gala, Vengaboys, et même, quand on va un peu mieux, Roch Voisine et Goldman), de la crème hydratante au chocolat, toutes les lettres que des gens ont pris la peine de nous écrire, les photos des gens qu'on aime, des nuggets en plein milieu de la nuit et en cas d'urgence, du flan.
Oui, le flan rend heureux.

Ce que j'écris ne servira peut-être jamais à rien, c'est vrai. Mais j'avais besoin de faire une pause dans ma contraction de texte de Bachelard. Voilà qui est fait.

Du reste, je me dandine sur Emmène-moi d'Allan Théo, et c'est GENIAL.

Emmène-moi,
I know you wanna give it up
There's no easy way to say
I'm gonna save my love for you.


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28 février 2008

Névrosées.

J'écume quelques restes de blog. Le passé et le présent, comme son miroir.
Je les revois, qui n'évoluent pas.
Je les revois, saccagées, démontées, entassées dans des caves enfumées. Je revois ces piercings, coiffures douteuses et rêves de révolution.
Je voudrais, de toutes mes forces, songer que ça avait de la valeur, ce qui nous unissait avant. Toutes, mais aussi à deux, à trois, quand seule le clair de lune ensoleillait nos rendez-vous nocturnes.

Il y a de ces choses que l'on ne peut oublier. Des soirées haut perchées, un parfum de musc si troublant au creux d'une nuque, des papiers tachés de larmes échangées sous les tables, danser sous les étoiles.
Parce qu'il y a toujours eu des filles, à la fois magnifiques et détestables, envoûtantes et destructrices.

Il y a toujours des filles qui se détruisent main dans la main, qui se font rêver et souffrir et se ravagent avant de s'enfuir dans la nuit.

J'écume le reste des blogs et j'en retrouve quelques unes, de celles, ou d'autres.
A la fois semblables et unique. Comme si la folie et l'inconscience n'étaient qu'un passage obligé.

Si seulement j'avais su te détruire à temps.

Alors, je pense à mon passé. Et je n'aspire à rien de plus subtil qu'une violence crue.

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14 février 2008

Mouah mouah mouah.

Et voilà, on fait un pauvre rêve, mettant en scène un des  membres de la seule dynastie digne de ce nom française [Jean Sarkozy, je t'aimeuh!, voir post précédent], on le raconte tant bien que mal, rongée par la honte et PAF! Les publicitaires bloggesques n'ont rien d'autre à faire que de m'afficher tous les articles relatifs à un certain Nicolas S. devant le museau.
Et zut!

Autant réparer ça, et réembrayer sur un sujet un tantinet moins polémique et un peu plus glamour : mouah!

Je sais, vous n'avez pas de nouvelles, vous avez chouiné au début, puis vous m'avez harcelée de mail [j'exagère à peine, ok?] auxquels je n'ai pas daigné répondre depuis ma tour d'ivoire de préparationnaire, puis vous êtes partis, et quand moi je reviens, il n'y a pas âme qui vive, et deux trois commentaires abandonnés sur un coin de page.
Je me sens seule sur ce blog, à tel point que je serais presque tentée d'entonner "ohé ohé capitaine abandonééééé" histoire d'expier ma peine le plus dignement possible.

Mais non, aujourd'hui nous allons disserter sur l'envers de la prépa.
Je l'admets, en arrivant je m'attendais à des profs tortionnaires, des élèves au dents longue, des cartons à n'en plus finir et des larmes, des larmes, des larmes.
Et puis en fait, non.
Les profs étaient charmants et compétents, les élèves adorables pour la plupart, et les notes moyennes mais rarement catastrophiques.
Tout avait l'air si bien au début, comparé à mes appréhensions.
En plus il y avait plein de garçons partout, wouhouh!

Simplement, six mois après, j'en reviens un peu.
Je n'ai pas jeté un coup d'oeil aux garçon depuis longtemps déjà.
La prépa est chronophage, m'avait-on dit. C'est tout à fait vrai. Mais elle est aussi énergiephage, motivationphage, amiphage, confianceensoiphage.

Aujourd'hui, j'oscille. J'attends mon rendez vous avec un médecin compétent pour avoir des calmants.
Je suis souvent fébrille ces derniers temps. Gravement inefficace, aussi, depuis quelques semaines. Alors je stresse, je tergiverse, j'échoue.
Je me doute que dans quelques semaines, après un peu d'aide, cela devrait aller mieux.
Alors ne m'accablez pas, juste.

Mais, juste pour vous, le top 5 des...

Revers de la prépa :

5/ Ma vie sentimentale/sexuelle/affective, c'est le désert. Parce que je ne vois plus mes amis, et que je n'ai même pas le temps de partir à la chasse aux garçons. Snif.

4/ Je me sens régulièrement inculte face à mes collègues. En particulier parce que je suis tout à fait incapable moi de décrocher la moyenne à une contraction de texte/ d'étaler mon hypothétique science philosophique/ de donner des cours sur la Rome antique.

3/ Ma magnifique tignasse qui faisait la fierté de tout mon quartier est devenue incoiffable. Je dirais même que mes cheveux sont filasses, quand je ne les perd pas. Et on ne réalise pas, comme ça, à quel point ça rend confiant en soi, des cheveux qu'on aime.

2/ J'ai pris CINQ KILOS en six mois. Horrible, atroce, insurmontable. Du reste, je ne mange pas plus mal, mais devinez... Le stress et le manque de sommeil, ça fait grossir. Fort heureusement, nous sommes assez nombreux parmi les hypokhs dans ce cas là, mais tout de même. Argh, profitons des vacances pour nous remettre en forme. Qui parie que ça n'aura pas lieu?

1/ J'ai enfin, et pour la première fois de ma courte vie échoué en philo. Alors que je m'y destinais et... Je crois que c'était la semaine dernière, et que depuis, je n'ai plus tellement le courage de sortir de chez moi, ou d'adresser la parole à trop de gens. Peut-être que ce n'était qu'une erreur de parcours, peut-être que c'est la remise en cause de tous mes choix...


Whaouh, ça jette un froid tout d'un coup.
Disons qu'aujourd'hui c'est la Saint Valentin, et que vous avez le droit de me donner plein d'amour virtuel, d'accord?
En ce qui me concerne, je rejoins Diderot. M'aimera-t-il un peu, lui?

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13 février 2008

Dans la famille S., je voudrais le fils. [Jean Sarkozy ou le nouvel hommes de mes rêves]

Ne nous voilons pas la face, ces derniers temps on est tous à fond dans les petites tribulations de la famille S. [anonymat], et avouons le, ça nous passionne. Entre Cécilia qui joue à wonder woman avec des otages bulgares, Nicolas qui arrive beurré au G8, Cécilia qui s'en va, Carla qui arrive, et puis le SMS, et enfin le mariage, whaouh!
Reconnaissons-le, comparé à nos repas de Noël où on se prend la tête quant au menu et où on humilie les célibataires de temps à autre, ça rocks dans la famille S. [anonymat on t'a dit!].

Mais, personnellement, ce ne sont pas ces trois là, mes préférés.
Prépa oblige, je crois bien avoir amorcé ma toute première phase "depressed and alone" un peu sérieuse (nous verrons ce que le médecin de famille #2 aura à en dire mardi), et qui dit "depressed and alone" dit larmes/couette/loque/seule&dépressive [si tu ne comprends pas l'anglais, coco]
D'où mon dernier délire s*rk*z*ste. Lundi matin, suffocante, à la suite d'une nuit blanchâtre, je délire toute seule au coeur de mon trio d'oreillers Ikea [4,50€, tous mous, pas beaux, pas confortable] et doucement, je m'enfonce aux pays des rêves.

Nous savons tous à quel point il est complexe de se remémorer les détails de ses rêves, mais je vais faire de mon mieux.

Dans mon rêve, j'étais donc en train de donner mon sang, dans une espèce de grand bâtiment napoléonien, entouré d'un joli jardin [oui, je sais, j'ai le sens du détail!]. Don du sang donc, puis collation, j'avale des cornichons. Et là il surgit. Du reste, je suis subjuguée, puis une belle voiture, une danse au clair de lune, un baiser. Il s'enfuit dans la nuit [genre le zozo avec la rose dans Sailor Moon qui disparait d'un coup d'un seul].
Le lendemain [toujours dans mon dreamz, hein] je le retrouve dans un vernissage d'art contemporain, étrange. Nous nous enfuyons, ballade sur les pavés, sur un pont au crépuscule. Nouveau baiser passionné, comme dans un film dis donc. Il s'apprête à s'enfuir, je le retiens, il me dit qu'il est marié. Je m'effondre.

La suite est floue et le réveil proche. Toujours est il que ce grand blond, cheveux aux vent, dents de poney et charme ravageur dans mon rêve n'était autre que... JEAN SARKOZY!!!
[du coup on n'est plus tellement sûrs qu'il soit grand, mais dans mon doux rêve, il l'était...]
[et merde l'anonymat]


Première constatation. Au delà de la considération des thèses freudiennes sur le pays des rêves et de l'inconscient, je me rends compte que peu à peu, la prépa me bouffe la cervelle, argh.

Du reste, j'ai fait quelques recherches sur mon nouveau prince charmant de mes rêves [vous trouvez pas qu'il a un petit truc de Charmant dans Shrek, vous? la tignasse, peut-être].
Et, oh douce joie, le cadet blondinet de la famille S. n'est pas du tout marié. Enfin, il ne me semble pas, vu qu'il n'est que de 1987 ce qui me semble fort approprié pour faire de moi l'une de ses prétendantes en titre, non?
La suite s'avère un  tantinet moins glamour [encore moins, je veux dire].
En effet le nouvel objet de mes désirs a une fâcheuse tendance à conduire un scooter, la honte/emboutir des BMW avec son scooter, la re-honte/à se barrer en faisant un fuck au chauffeur de la BM qui finit par lui coller un procès. MAIS, il dit qu'il n'a rien à se reprocher, et tusékoi, moi, je le crois.

A présent, prions pour que ni mes amis gauchos, ni mon ex estampillé UMP ne se précipitent pour lire ce post [que nenni, mon blog est à l'abandon depuis des semaines, nobody cares!]. Mais, je tient tout de même à préciser que ce fut un doux rêves.

[Euh, Jean, si par le plus grand des hasards tu googlais ton nom dans la nuit et que tu t'apercevais que tu as toi aussi rêvé de moi lundi matin et que je suis la femme de ta vie [ON NE SE MOQUE PAS], n'oublie pas que la Saint Valentin, c'est demain, ah ah!]

[Ahem, je viens de googler son nom, pour trouver une photo où il était bien coiffé... Introuvable.
Par contre, j'ai trouvé une connasse qui painte ses photos pour dessiner des coeurs et écrire des je t'aime. Putain, je suis déjà jalouse!]

Pour finir sur une note de joie.
Vive hypokhâgne. Vive la Saint Valentin. Vive les phases "depressed and alone". Vive la famille S. [le tout à dose modérée, j'entends bien.]

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01 février 2008

Je...

Des mois et des silences. Je sais bien.
J'ai attendu février pour éviter les voeux, la santé, l'amour. Toutes ces choses qui ne nous servent pas tant, ma foi.

Reconnaissons tout de même qu'hypokhâgne est prenante [harrassante, déchirante]. Mais aussi que mon manque d'organisation légendaire ne m'a pas toujours servie au mieux ces dernières [longues] semaines.

Mais quelques mots, juste une envie, à la trappe.
Première année où j'oublie de faire les soldes, de me préoccuper de Gil Grissom chaque semaine, de me tartiner de crème à la sortie de la douche, de trainer des nuits sur msn, de penser aux garçons...
Ici, les garçons sont tous des fantômes. Etrangement.

Je deviens autoritaire, et réac. Davantage.
J'oublie d'être indulgente et aimante. A quoi cela nous mènerait-il, de toute manière?

Il y a tous ces gens tellement débordants de choses que je me figurais inabordables. C'est comme si mes amours passées n'avaient jamais véritablement compté. Au creux de moi, mais loin du coeur.
Je regarde tout mon petit monde d'avant de loin. Mais pas de nostalgie.

Ma vie entière s'est effondrée en juillet. Parce que l'ultime but [bac] venait d'être atteint, et que rien jamais ne m'avait clairement laissée envisager une suite à ça.
Et puis Fermat. J'ai tenu une semaine, puis deux, puis trois. Un semestre désormais. Je suis engluée jusqu'au cou, bien trop pour que je ne puisse m'en dépêtrer et me sauver indemne.

Je souffre parfois. Les coups à l'ego, quelques mensonges, quelques revers, le latin, la fatigue, les kilos, la santé qui se fait la malle, les sentiments tués dans l'oeuf, les mauvais choix, la solitude, le voir là.
Mais je savoure, aussi, surtout. Tellement fort parfois, que cela en vaudrait presque le coup.

J'ai reçu le plus parfait cadeau de noel que Laure qui a pioché mon nom dans une trousse, sans me connaître plus que ça ,aurait pu me faire
Ninon m'a offert un tableau que l'on a peint pour moi, sans raison particulière. Juste pour coller avec la couleur des rideaux. [et en plus, il est beau].
Un écologiste pro fleurs-non-cueillies m'a offert une rose coupée [han!] en plus d'une jolie soirée.
J'ai presque trouvé un partenaire de badminton, encore faut-il que le jeune homme vert se décide.

J'aime ces hypokhâgneuses qui se succèdent chez moi [quand c'est rangé] pour boire le thé ou regarder la Starac.

Je crois que je suis devenue masochiste, damn god.

[Mais, j'avais une vie AVANT, et comme Celine Dion le dit si bien, Je ne vous oublie pas.
Nat, promis, je te trouve un peu de temps en février/mars (et rends moi mes chaussures à paillettes!)
Mikkie, je compte sur toi pour la journée P.O.
José, je te promets que je répondrai à ta lettre dès que je serai parvenue à tout déchiffrer (!)
Morgane, on se rappelle, ça crée des liens un réveillon sous la douche.
Manu, tu devais pas passer dans la semaine, toi?
Gil, pourrais-je toujours télécharger les apparitions de ton haussement de sourcil énigmatique en 2009, dis?
Blandine, t'es où?]

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26 novembre 2007

Enfants maudits.

Je suis arrivée ici sans l'ombre d'une certitude. Quelques idéaux peut-être.
Quelques idéaux cueillis sur le bord d'une route que je n'avais pas même pris la peine de remarquer, quand tout nous souriait encore.

Je suis arrivée sans trop savoir, même si j'imaginais les claques tant que je le pouvais.
Les échecs, l'eau froide et les silences, aussi.
Pitié, ne me force pas à te toucher.

Trois mois déjà, enfin. Voilà.
J'ai du passer par toutes les phases imaginables, sauf une réussite franche - ni même un peu mensongère - peut-être.

J'apprends la confrontation à des regards remplis de vide et de distance. A quémander de l'attention dans un désert d'indifférence.
C'est à n'y rien comprendre.

Il y a quelques mois j'étais persuadée que nous serions comme des rois, tous les deux, ici, comme tout était prévu. Et puis la vie, tes envies, mes bêtises... Et puis mon cadre vide de toi.
J'espèrais tellement, peut-être pas tant qu'un nous qui aurait démonté mon insignifiance, peut-être rien que toi pour me signifier au monde, ou m'insuffler un peu de sens.

Je me brûle.
Mais quand bien même abandonnerais-je, que faire de mon ego blessé?
Le vide que laisse ton absence m'étoufferait presque. Je n'avais besoin que de ton attention.
Mais quand bien même abandonnerais-je, que faire de tous mes rêves d'un été?
L'échec vous va si bien.

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03 novembre 2007

Ah ah.

Ce soir...

Piège à cons dit :

cuicui
L**ndr* dit :
cuicui
Piège à cons dit :
hey
Piège à cons dit :
tu me voles mon smiley
Piège à cons dit :
tu me voles mon cuicui
Piège à cons dit :
tu veux pas me piquer ma culotte, non plus?


Là, j'ai bien envie d'assumer mon auto-kiffage.
Alors je le fais.
Je me kiffe.

(et j'ai presque pas honte)

**  Josie inside **

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